Kevin Audi Grivetta
Kevin Audi Grivetta, 28 ans, réalisateur, scénariste, monteur images et son, décorateur
Sa passion pour le dessin commence très tôt et finit par le propulser dans l’univers du dessin animé. C’est Persépolis qui le catapulte d’abord puisqu’il est embauché pour le projet dès sa sortie de l’école Emile Cohl. Depuis Kevin exerce en free-lance, travaillant à couvert d’une association que ce soit pour des projets personnels ou des projets institutionnels.
Être Réalisateur de dessin animé
Kevin doit d’abord être sollicité pour un projet puis en parler avec l’auteur afin de créer un univers pour le faire évoluer jusqu’à ce qu’il soit prêt à être produit. C’est un métier de passionné qui lui permet d’allier plaisir et labeur.
Une profession basée sur la liberté et dont la semaine type n’existe pas puisque les planning peuvent différer pour chaque projet. Mais même si le secteur du dessin animé est très commode en ce qui concerne l’emploi du temps, il est tout de même synonyme d’une certaine précarité puisque le statut d’intermittent du spectacle est très instable, voir parfois nomade. Kevin confie même avoir un travail alimentaire chez Caribara en cas de coup dur.
Selon lui, il n’y a pas de secret, c’est comme dans tout les métiers : il faut travailler sans relâche pour gagner sa vie convenablement. Il touche environ 1900€ mensuels mais ce chiffre varie chaque mois selon l’importance des projets qu’il traite ou le statut qu’il occupe. » De toute manière, ce qui me motive est de pouvoir chaque jour m’exercer au dessin, de faire ce qui me plait et de pouvoir en vivre ». Malheureusement avec les années les productions de dessin animé sont de plus en plus délocalisées et le travail se raréfie, mais Kevin ne craint pas que son métier disparaisse puisqu’il a observé récemment que le public touché par les dessins animés s’élargit.
Ce sont des nouveaux champs de spectateurs qui sont maintenant touchés par une animation jusqu’ici jugée enfantine comme par exemple avec le dernier Pixar, Là-haut.
Conseil d’un professionnel
Le jeune doit d’abord savoir si il est passionné et veut transformer cet amour du dessin en métier. Et si tel était le cas, il doit alors s’attendre à rencontrer de nombreux inconvénients. C’est donc à lui de savoir si il veut franchir l’épaisse frontière entre loisir et métier.
