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Poste actuel:Graphiste web
Date:avril 20, 2012

Anne Gannat, Graphiste Web

La conception graphique au service du web

 

Q

uels ont été vos tous premiers rapports avec le dessin ?

Je regardais mon père dessiner des chevaux. Il me disait que si l’on sait dessiner un cheval, alors on sait dessiner. Plus tard à la FAC, je me souviens d’avoir créé des petits personnages style BD dont j’ai laissé quelques souvenirs sur les pupitres.

Les années lycée ? Votre formation et vos diplômes en quelques mots ?

BAC A1 (à l’époque) c’est-à-dire Lettres et maths. J’avais déjà une préférence pour les matières littéraires et les cours d’art.

Après une 1ère orientation en FAC, je suis arrivée à l’école Emile Cohl en cours du soir, puis je suis entrée à l’école où j’ai obtenu mon diplôme.

Votre profession ? Comment s’est déroulée votre première journée de travail ou encore votre entrée dans le monde du travail ?

Ma profession aujourd’hui : graphiste web. Mais avant tout co-gérante de la SARL INTERMEDIA.COM (ce qui me donne moins de temps pour la conception pure).

Ma première journée de travail était particulière, j’avais le sentiment d’être un peu perdue, pas très sûre de moi, ce qui est toujours le cas lorsqu’on arrive sans expérience. Mais l’accueil a été très chaleureux, et j’ai retrouvé confiance en moi. Pour l’entrée dans le monde du travail, j’étais impatiente, j’avais envie d’apprendre, j’avais envie de ne pas compter mes heures.

En quoi consiste exactement ce métier ? Ses étapes ? Ses outils ? Pourriez-vous me décrire une semaine type ?

Le métier consiste à concevoir des sites internet orientés TPE, PME, PMI. Les étapes passent par la conception graphique en amont, puis le développement ce qui amène à faire appel bien souvent à 2 compétences : celle du graphiste et celle du développeur.

Les semaines de travail sont organisées autour des plannings liés à la conception des sites internet. Les cahiers des charges sont reçus à l’agence, analysés, puis enregistrés et confiés ensuite à l’équipe en place. Les délais sont généralement très courts et la production dense. Environ 100 à 120 sites sont livrés mensuellement pour une équipe de 4 graphistes et 2 développeurs !

Quels sont les avantages et ouvertures que propose ce métier ? De même pour les inconvénients et les limites…

  • Les avantages : c’est un métier qui reste graphique (en tout cas au sein de notre agence), c’est un métier d’avenir surtout, le monde internet n’a cessé de se développer depuis 10 ans. Beaucoup de choses se passent sur la Toile. Les sites e-commerce (vente en ligne) se multiplient tout comme les profils d’internautes.
  • L’inconvénient principal : c’est un milieu très concurrentiel. Par ailleurs il faut savoir évoluer rapidement.

 

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Q

uels sont les métiers qui gravitent autour du vôtre? Les collaborations sont-elles courantes ?

Les métiers qui gravitent autour du notre seraient par exemple celui de la PAO, celui de la vidéo et du son (on en trouve de plus en plus sur les sites Internet), celui de l’imprimerie aussi (par exemple pour un client qui souhaite extraire des visuels ou logo de son site internet pour l’exploiter différemment…)

Nous collaborons avec une agence de communication si besoin pour des travaux particuliers. Nous avons également une professionnelle indépendante qui peut nous concevoir des vidéos sur mesure. C’est au cas par cas.

Qui sont vos clients ?

Les clients sont essentiellement des artisans, commerçants, TPE, PME. Jamais de grandes institutions ou de lourdes structures.
La prise de contact n’est pas faite chez nous intra muros, nous travaillons avec notre propre réseau commercial (national) qui a ce rôle de relation client.

Quel est le lien qui unit ce métier au dessin ?

Le lien principal, c’est chaque charte graphique de site internet, personnalisée, qui est créée pour un client. Cela requiert un savoir-faire évident au niveau du dessin, de la culture de l’image.

Quels sont vos revenus ? Sont-ils fixes ?

Ici je veux faire la différence entre l’indépendant,l’ illustrateur qui vit chez lui, et qui gère lui-même ses contrats, les démarches avec les éditeurs : là oui, rien n’est stable, il n’y a pas de commercial ou d’agent pour l’épauler, il ne peut donc pas compter sur du travail régulier.

A l’agence c’est différent, car nous fonctionnons comme une entreprise, avec des commerciaux, des collaborateurs, et une centaine de nouveaux contrats par mois. Donc on peut en vivre si l’on arrive à stabiliser ce réseau, à faire face à la concurrence, à fidéliser nos clients.

 

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Q

Quelle satisfaction personnelle tirez-vous de votre profession ? Quelle est votre œuvre la plus laborieuse ? Votre œuvre la plus réussie ?

La satisfaction d’avoir avancé, d’avoir évolué, avec beaucoup de chance, et beaucoup d’énergie. La satisfaction d’avoir en retour aujourd’hui ce que j’ai donné depuis des années. Mon œuvre la plus laborieuse me rappelle la demande d’un client pour son site internet, il souhaitait quelque chose d’affreux et il fallait le faire tel qu’il était demandé. Mais ce site internet là n’est plus en ligne ! (ouf). Quant à la plus réussie, elle est à venir je l’espère.

Quelles sont les mutations/évolutions que vous avez pu constater au cours des dernières années ?

J’en ai parlé, à mon sens, l’avenir du métier est la vente en ligne. C’est-à-dire tout ce qui se rapporte aux sites internet dits e-commerce avec toutes les fonctionnalités, les services et le côté pratique qu’ils offrent. Les évolutions ont principalement porté là-dessus ces dernières années.

Quel conseil donneriez vous à quelqu’un qui serait indécis, hésitant à se lancer dans une carrière artistique ?

Je ne suis peut être pas l’interlocuteur idéal pour répondre à cette question car je me suis un peu éloignée du métier purement artistique.

Mais dans mon secteur, le conseil que j’aurais à donner est : ne pas compter ses heures (et à l’époque des 35 heures beaucoup ne le comprennent pas). Il faut aussi être curieux, avancer, donner le meilleur de soi, toute son énergie et ne pas oublier la culture de l’image comme une bonne exposition à aller voir régulièrement.