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Poste actuel:Dessinateur de bande dessinée indépendant
Date:avril 20, 2012

Patrick Laumond, Bédéiste

La BD, un métier passion qui nécessite de la rigueur

 

Lorsque que sa sœur lui a offert sa première bande dessinée, il savait déjà qu’il en ferait son métier.
Diplômé de l’école Emile Cohl en 1998, d’une formation initiale option édition, il revient quelques années plus tard pour suivre une formation 3D.

Ê

tre bédéiste

Le parcours de Patrick est un peu particulier. Il a d’abord été repéré dans les couloirs de l’école Emile Cohl par l’entreprise Infogrames spécialisée en multimédia, qui lui a proposé de devenir dessinateur de personnages pour jeux vidéo.
Malgré des débuts difficiles, il est aujourd’hui bédéiste à temps plein et a déjà travaillé sur plusieurs projets avec entre autres Les Humanoïdes AssociésSoleil et les éditions Dupuis.
Pour ses projets, Patrick touchait au départ 220€ la planche de bande dessinée colorisée et gagne maintenant 400€ par planche.
Aujourd’hui, ce passionné de bandes dessinées, toujours très motivé, travaille sur un projet de série de science fiction, qui une fois finalisé sera publié par les éditions Delcourt.

C

onseil d’un professionnel

Ce métier doit être avant tout une passion. Toujours vouloir dessiner de nouvelles choses, de nouveaux univers.

Il faut savoir réagir aux opportunités qui s’offrent à nous, même si elles ne correspondent pas forcément à nos envies les plus folles. Au début il vaut mieux ne pas faire la fine bouche, ne pas refuser un contrat sous prétexte que nous valons mieux que ça, il faut savoir rester humble.

Être patient, ce que nous n’avons pas de suite, nous l’aurons avec le temps, et la volonté.
Être ouvert à tout, curieux, inventif, créatif, enthousiaste est nécessaire pour supporter l’isolement du travail, c’est un métier à la base très solitaire, il faut donc s’armer psychiquement en conséquence. Il est important de ne  pas compter ses heures, de ne pas avoir peur de travailler tard le soir ou tôt le matin, le samedi ou le dimanche : quand on aime on ne compte pas.
Il faut être rigoureux, consciencieux, si possible organisé, par exemple faire son story-board en entier… mais également poser sur le papier son univers avant d’attaquer le travail définitif fait gagner du temps : même si on ne s’en rend pas forcément compte, cela permet aussi d’avoir un aperçu sur l’aspect définitif du projet.
Après chaque album réalisé, négocier son salaire à la hausse, ne pas avoir peur du rapport de force avec l’éditeur, il faut rester ferme mais aussi savoir être raisonnable à la fois. Cela vous évite des déconvenues comme celles de vous fermer des portes, dans l’éventualité au vous auriez été trop vaniteux et gourmand.